Yasser Benjelloun, nouveau Directeur opérationnel du pôle construction de Swissroc – Swissroc

Corporate16.03.2021

Yasser Benjelloun, nouveau Directeur opérationnel du pôle construction de Swissroc

Poursuivant sa structuration suite au rachat de l’entreprise générale Hestia, Swissroc Group a récemment recruté Yasser Benjelloun en tant que Directeur Opérationnel. Les 20 années d’expérience de cet ingénieur diplômé lui permettront notamment d’optimiser les synergies entre les équipes de Swissroc Construction et Hestia, afin de développer les compétences des deux entreprises générales. Portrait de ce nouveau directeur, pour qui la transparence et l’évolution des collaborateurs sont des éléments indissociables de la croissance de Swissroc Group.

Comment en êtes-vous venu à choisir la voie de la construction? 

Durant mes études au sein de l’Ecole Spéciale des Travaux publics et du bâtiment de Paris. Très vite, à travers le cursus et les stages, j’ai découvert un métier qui m’a tout de suite passionné. Dès mes débuts dans la vie active, j’ai décidé d’entamer une carrière internationale dans le groupe Bouygues. J’ai passé quelques années dans l’Océan Indien, en production génie civil et gros œuvre. Une vie d’expatrié qui m’a apporté plus de responsabilités que si j’avais suivi un parcours classique. Le terrain est une très bonne école, il demande une vraie compréhension de la méthode constructive et une rigueur dans la gestion financière.

Portrait-YASSER-BENJELLOUN

Pouvez-vous nous parler de vos autres expériences ?

J’ai passé huit années chez Bouygues, où j’ai évolué sur deux types de postes : chantier et étude de prix. En complément de la formation terrain, la calculation permet de voir une diversité de projets et de contrats comme des ouvrages publics, des logements, des écoles… qui possèdent des normes, des techniques et des approches contractuelles différentes. En 2008 je suis revenu dans la région pour rejoindre une entreprise générale suisse majeure en tant que conducteur de travaux puis chef de projet, où j’ai essentiellement réalisé des chantiers de logements en PPE. En mars 2010, j’ai rejoint une jeune Entreprise Générale qui se lançait sur le marché.

Pourquoi avoir rejoint le groupe Swissroc ?

J’ai occupé un poste dans une grande entreprise générale durant un peu plus de dix ans. Ce fut une belle croissance professionnelle durant laquelle j’ai pu construire une équipe et apprendre un métier différent : manager. J’ai aussi accompagné l’ouverture de succursales à Vaud, Fribourg et dans le Valais. Cependant, l’entreprise avait elle aussi évolué et je ne partageais plus la même vision stratégique. J’ai retrouvé une volonté et un grand  dynamisme chez les associés Swissroc. Ce qui m’a plu, c’est l’ambition mesurée et intelligente affichée, les valeurs de proximité tant en interne qu’en externe. Leur approche métier est également différente car ils recrutent des profils apportant une autre vision au management de projet. Ils n’ont pas peur d’aller vers le changement et l’innovation, par exemple en utilisant ProCore ou en intégrant le BIM au début de chaque projet.

Pouvez-vous parler de votre rôle chez Swissroc aujourd’hui ?

Il y a deux ans, Swissroc a racheté Hestia, une importante entreprise générale, afin de favoriser une croissance externe. Aujourd’hui, il est temps de mutualiser nos compétences, d’avoir une vision, des méthodes de travail et une calculation communes. Ceci afin de prendre le même niveau de risques et de décisions. Nous pensons que pour harmoniser les méthodes, il faut mutualiser les outils et fédérer les équipes pour mieux répartir la charge de travail. Ma mission principale est donc d’analyser les méthodes de gestion de projet de chaque entreprise et d’utiliser la meilleure des deux afin que chacune d’elle soit encore plus efficace.

Quels moyens mettez-vous en place pour consolider le pôle construction ?

Mes premiers relais sont d’abords les différents responsables tant en calculation qu’en exécution. Avec l’appui de Xavier Canonica, je mets notamment en place des séances communes hebdomadaires entre les équipes Hestia et Swissroc. C’est bénéfique pour les deux entreprises car Hestia est habituée à gérer des projets de grande envergure, tandis que Swissroc possède un vrai savoir-faire sur la rénovation, les villas de grands standing et petits ensembles collectifs. Durant ces séances, nous validons les outils et process communs ainsi que l’étude des plans de charges mutualisés. Cela permettra à des chefs de projet ou conducteurs de travaux Swissroc d’intervenir sur un chantier Hestia et vice-versa, afin de pouvoir offrir aux collaborateurs la possibilité de travailler sur des projets différents avec d’autres responsabilités. Enfin, nous mettons en œuvre avec Xavier et François pour les deux entreprises générales des revues de comptes mensuelles par projet pour le pilotage opérationnel. 

Quelles sont les valeurs essentielles selon vous pour conduire ce pôle ?

La transparence. D’abord envers les équipes, car selon moi, il est important que la direction ait un discours commun et explique aux collaborateurs les différentes étapes de ce rapprochement. J’attends cette même transparence de la part des équipes dans leur gestion de projet, afin de nous signaler les points bloquants et déterminer ensemble une marche à suivre pour les résoudre. Je veux également prôner le fait de savoir reconnaître ses erreurs, afin de les éviter dans le futur; ou si elles sont positives, savoir en tirer profit.

Quelle est votre vision de l’entreprise générale aujourd’hui ?

Selon moi, il est important d’accélérer l’intégration de l’ingénierie de chantier au sein même de l’entreprise, comme chez Swissroc BI. Je pense aussi qu’il nous manque un filtre en interne capable d’avoir une critique positive du travail apporté par nos mandataires externes. Chez Swissroc Group, nous devrions avoir des techniciens capables de lever le risque d’une erreur de conception. Cette étape cruciale, source d’économies d’un projet, est le meilleur moment pour intégrer l’ingénierie, l’intelligence et la réflexion.

Quelles sont vos priorités dans les trois prochains mois ?

Mutualiser les méthodes et les bonnes pratiques, organiser des rencontres entre collègues de chaque entreprise et d’ici le premier trimestre 2021, installer les deux entreprises sur un plateau commun.

 

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