« La plus grande force de Swissroc réside dans la dynamique de ses équipes » – Swissroc

Corporate12.10.2021

« La plus grande force de Swissroc réside dans la dynamique de ses équipes »

Thang Nguyen a cofondé Swissroc en 2013. Il est aujourd’hui directeur des opérations  du groupe. Retour sur sa trajectoire professionnelle, sa mission en tant que COO ainsi que sa vision pour l’entreprise dans les années à venir. Entretien.

Quelle est votre philosophie pour apporter plus de valeur ajoutée aux clients ?

Swissroc est un groupe verticalisé, qui fournit l’ensemble des services immobiliers à ses clients. Dans ce contexte, notre challenge est de raccourcir la chaîne de valeur pour tout ce qui concerne l’exécution, afin d’apporter plus de valeur ajoutée aux clients, et à des prix concurrentiels. Cela implique une bonne communication entre les filiales et une bonne compréhension du cahier des charges de chacun. Sur cette base, il est possible de créer des synergies entre les départements afin de faciliter la réalisation des mandats.

Quelle est la principale force de Swissroc Group aujourd’hui ?

Indéniablement, la plus grande force de l’entreprise réside dans la dynamique de ses équipes, qui sont au cœur du processus de création de valeur. Nos collaborateurs et collaboratrices ont un état d’esprit ouvert et entrepreneurial, et la volonté de toujours remettre en question le statu quo. C’est ce qui fait notre force. L’innovation fait également partie de notre ADN, mais il n’y a pas d’algorithme ou de technologie miracle permettant à elles seules de révolutionner le marché. Pour moi, l’innovation est surtout utile pour automatiser les « process » d’entreprise. Sur cette base seulement est-il possible selon moi de gagner en efficience opérationnelle. Aujourd’hui, on parle souvent de disruption technologique. Mais l’innovation ne sert à rien si elle ne repose pas sur un fonctionnement structuré, des équipes motivées et une vision d’entreprise claire. Le BIM, par exemple, permet de centraliser l’information autour d’un modèle intelligent 3D. Mais cet environnement technologique n’est efficace que si le projet est bien coordonné en amont.

 

Comment intégrer au mieux les technologies digitales dans une entreprise ?

Intégrer la technologie est très facile. La difficulté est de bâtir les bons « process », de s’entourer des bonnes personnes et de savoir identifier les réels besoins des clients. Si ces fondamentaux sont stables, il est pertinent de robotiser une partie des tâches, notamment celles de nature administrative. Nous sommes actuellement en pleine intégration de ces technologies chez Swissroc. À chaque nouveau palier, de nouvelles potentialités d’amélioration s’ouvrent à nous. C’est un processus passionnant, rendu possible grâce à l’état d’esprit conquérant et la volonté d’évoluer des collaborateurs et collaboratrices.

Quelle est votre vision pour Swissroc dans les années à venir ?

La mission première du groupe est de devenir, d’ici à 2030, la référence suisse en matière de gestion de projet et d’investissement immobilier. Notre volonté est d’impacter la manière de vivre et de travailler des gens, à travers nos réalisations et nos investissements dans l’immobilier. Nous avons encore beaucoup de chemin à faire avant d’être satisfaits de notre travail. Pour y parvenir, il faut conserver l’état d’esprit entrepreneurial qui nous habite actuellement tout en  maîtrisant au mieux notre croissance, ce qui constitue un challenge de taille. La croissance s’accompagne en effet d’un risque : la mise en place d’une hiérarchisation trop forte et de politiques internes rigides, conduisant à des luttes d’ego au sein de l’entreprise. Pour s’y prémunir, il est important de maximiser le potentiel et la valeur ajoutée de chaque collaborateur et collaboratrice au sein de l’entreprise. Aujourd’hui, une majorité des tâches de l’entreprise pourrait être automatisée. Cela permettrait à l’humain de consacrer son temps aux décisions stratégiques et au relationnel entre collègues et avec les clients.  

Quelle est votre mission aujourd’hui en tant que COO de Swissroc ?

J’ai occupé quasiment toutes les fonctions au sein de l’entreprise. J’ai notamment été directeur financier et directeur RH jusqu’en 2020. J’ai ainsi recruté 80% des collaborateurs actuellement en poste. En tant que directeur des opérations (COO), mon rôle est de chapeauter tous les départements et filiales du groupe. Je coordonne leur bon fonctionnement, pour qu’elles exécutent leurs tâches de la manière la plus efficace possible. En d’autres termes, je dois m’assurer du bon déroulement des opérations au sein du groupe, en mettant en place une stratégie optimale. Ma fonction est donc transversale. Elle relie l’humain à des expertises métiers.

Quel a été votre parcours avant de fonder Swissroc, et comment s’est développé le groupe ?

J’ai obtenu un Master en Gestion d’entreprises à l’Université de Genève. J’ai ensuite travaillé durant dix ans en tant que trader à BNP Paribas, dans un hedge fund de la place genevoise, et enfin à MKS Pamp Group, une société spécialisée dans les métaux précieux. J’ai également fondé plusieurs start-up dans les domaines du sport, de l’événementiel, de l’IT et de la finance. En tant que trader, j’avais l’habitude de repérer les inefficiences de marché et d’identifier les opportunités d’investissement. J’ai constaté qu’il y avait d’énormes potentiels de développement dans le secteur de l’immobilier. En 2013, j’ai donc lancé Swissroc en compagnie de Cyril de Bavier, que j’avais rencontré à MKS Pamp Group. Xavier Canonica, aujourd’hui directeur de la construction, nous a rejoints en 2014, puis Théodore Schneider, directeur du développement immobilier en 2018. Le groupe s’est développé en saisissant les opportunités que nous observions sur le marché. Petit à petit, j’ai découvert toutes les facettes du monde de l’immobilier, qui permet une polyvalence entrepreneuriale passionnante. Aujourd’hui, je peux dire que mon métier est une vraie passion, qui permet aussi de me développer personnellement.

 

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