Jérôme Vicin, chef de projet : des cahiers d'architecte à la gestion optimale des chantiers. - Swissroc

Corporate12.07.2019

Jérôme Vicin, chef de projet : des cahiers d’architecte à la gestion optimale des chantiers.

Architecte de formation, Jérôme Vicin est un chef de projet polyvalent, capable de gérer toutes les phases d’un chantier. Son expérience lui permet de concevoir et réaliser différents types de constructions, tout en maîtrisant les aspects techniques, financiers et humains des projets, ainsi que l’esthétique architecturale. Des compétences valorisées au quotidien chez Swissroc Construction, au bureau comme sur le terrain, après quatorze années passées sur les chantiers en Suisse et à l’international.

Un parcours atypique du Mexique à la Suisse

Né à Genève, diplômé de l’école d’architecture de Grenoble en 2005, c’est au Mexique que Jérôme Vicin a fait ses premières armes, à la suite d’un projet bénévole dans le cadre de ses études. Un marchepied pour rejoindre le bureau d’architecture Jimenez & Asociados en qualité d’architecte-dessinateur. Sous la direction de l’architecte Raul Jiménez, il réalise notamment un projet architectural et exécutif pour le groupe hôtelier Mayan Palace. Repéré par le prestigieux cabinet mexicain David Fuentes Arquitectos, il prend du galon en devenant architecte et chef d’atelier. En véritable touche-à-tout, il retranscrit en plan les idées de l’architecte David Fuentes puis répartit le travail aux quatre architectes sous ses ordres. À son actif, l’aéroport de la ville de Culiacan, une bibliothèque du campus universitaire de Salamanca, ou encore le centre universitaire d’art et d’architecture de Guanajuato.

Sa formation d’architecte couplée à ses compétences de gestion d’équipe et de coordination générale d’un chantier lui permettent de prendre la direction du département d’architecture de la société Degestec, une entreprise espagnole qui opère des casinos en Espagne et au Mexique. Il gère la construction de cinq casinos, parfois simultanément, à travers tout le Mexique. “Ma fonction était de projeter les nouveaux bâtiments, d’élaborer les plans du projet, et de travailler avec les différentes ingénieries lors de la phase d’exécution. J’étais à la fois l’architecte en charge de la faisabilité, de l’exécution, de la réalisation du devis et de la direction technique.”

Une tâche loin d’être aisée. Pour la réalisation du casino “Vallarta”, dans la ville de Puerto Vallarta, six mois de préparation et de coordination ont été nécessaires pour préparer le chantier, d’une superficie de 1800 m². “La gestion du projet de construction était totale. Il a fallu dessiner les plans de sols, coordonner les entretiens avec les ingénieurs pour l’électricité, l’air conditionné, la ventilation pour les zones fumeurs. Je m’occupais également de la réalisation des devis mais aussi des tests de décoration, de la ferronnerie, la lumière, des choix de moquette…”

Voyageant d’un bout à l’autre du pays, Jérôme s’entoure d’équipes compétentes pour exécuter les travaux. La double casquette d’architecte et de chef de projet lui offre la liberté de choisir ses collaborateurs : il coordonne les chantiers en lien direct avec ses conducteurs de travaux, eux-mêmes distillant les consignes à la dizaine de sous-traitants en charge de l’exécution. Un liberté de choix qui facilite la construction d’un tel équipement.

Il faut dire que la réalisation d’un casino nécessite de coordonner différentes affectations au sein-même du bâtiment. “D’une certaine manière, nous devons gérer cinq projets différents en un, avec des normes, des esthétiques, des techniques de construction différentes. Dans un casino, il faut installer des éléments qui permettent d’absorber le bruit de la salle de jeux, pour éviter le capharnaüm et harmoniser cette ambiance avec le restaurant, le boudoir, l’espace dancing ou les espaces communs. Il faut être capable de conserver une vision d’ensemble et surtout, d’avoir les yeux partout.”  De Ciudad Juarez à Tecoman, Jérôme a construit cinq casinos d’une superficie moyenne de 1500 m².

Swissroc, le “next step”

Une polyvalence qui lui a permis de consolider sa base de compétences à son retour en Europe. Dès son arrivée chez Swissroc, Jérôme rejoint une entreprise en pleine croissance, qui lui permet de valoriser ses expériences. “Swissroc a été un véritable tremplin pour ma carrière. En tant que chef de projet, ma formation d’architecte me permet de mieux appréhender certaines demandes des clients, de formuler des propositions en phase avec leurs attentes. Cela peut concerner le terrain, sa localisation, son environnement, sa topographie.”

S’il se définit plutôt comme un architecte d’exécution, la conception anime toujours autant le quotidien de Jérôme. Véritable lien entre les besoins des cabinets d’architectes et les demandes de ses clients, il prête une attention particulière aux détails des projets et remarque des incohérences invisibles à un oeil non-expert.  Utiliser l’espace, en faire une ressource, trouver un équilibre entre les contraintes architecturales, le descriptif et le budget d’un chantier animent son quotidien. “Chaque construction peut entraîner de nouvelles contraintes et un besoin d’apprentissage, en fonction de la structure et du choix des matériaux… Cette diversité est positive et entraînante, elle nous guide au quotidien pour donner le meilleur de nous-mêmes.”
 Photo : Nicolas Schopfer.

Trouver le bon équilibre dans l’échange avec les architectes

Jérôme Vicin a fait du positivisme sa marque de fabrique, y compris, lorsque des points de friction apparaissent sur les chantiers. “Mon approche, c’est d’être un véritable intermédiaire. Il faut beaucoup discuter, savoir faire des compromis, prendre des décisions rapides et efficaces sur le chantier afin d’éviter les retards tout en maintenant de bonnes relations avec les sous-traitants.” 

Pour Jérôme Vicin, la clé du projet réussi réside dans la bonne entente entre toutes les parties prenantes. Plusieurs exemples illustrent cette réussite: la rénovation d’une villa à Troinex, avec “un propriétaire absolument fantastique, avec qui nous avons réussi à échanger de façon optimale.” Ce qui lui permet de proposer et mettre en place des optimisations esthétiques : rajouter des garde-corps, des bibliothèques, etc.

Le chef de projet dirige également les travaux de rénovation de l’hôtel Rousseau à Genève, dont la livraison est prévue à l’été 2019 et dont la complexité réside en la surélévation de deux étages du bâtiment dans un environnement urbain et en site occupé. Une tâche pas toujours simple, qui lui demande beaucoup de patience et de coordination entre les architectes et le maître d’ouvrage. “Le fait d’avoir été architecte me permet une meilleure compréhension et une lecture plus aisée des plans. Même si mon rôle principal reste la direction technique des travaux, mon approche est collaborative, je peux faire des suggestions et des propositions à mes confrères lorsque je juge cela pertinent.”

Spécialiste de la rénovation

Chez Swissroc, Jérôme oeuvre essentiellement sur des projets liés à la rénovation. À la différence des constructions neuves, ce type de chantier nécessite une maîtrise plus conséquente: le chef de projet doit composer avec l’existant. L’expérience de Jérôme lui permet alors de trouver des solutions in situ sur le chantier, surtout lorsque les problématiques sont liées au dessin architectural. Il peut rapidement faire des propositions en matière d’esthétisme que les architectes sont susceptibles d’apprécier plus aisément.

Créatif dans l’âme, Jérôme continue d’apprendre tous les jours sur son métier. Il a du récemment installer quatre kilomètres de cordes suspendues au plafond d’un restaurant, actuellement en travaux dans le quartier des Eaux-Vives, chose qu’il n’avait jamais réalisé auparavant.

Comme tous les chefs de projet de Swissroc Construction, il est guidé en priorité par la satisfaction du client. Cet amoureux de la rénovation et des matières premières, notamment du bois, travaille avec un souci exacerbé du détail et porte un intérêt particulier au développement durable. “Mes expériences professionnelles m’ont toujours amené à essayer de contribuer à l’union des coutumes contemporaines de l’homme, dans un respect de son environnement.” Un leitmotiv, qui le suit depuis son projet de fin d’études jusque sur ses chantiers actuels chez Swissroc.

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